Au Togo, l’Office du baccalauréat a prononcé plusieurs sanctions disciplinaires à l’encontre des candidats et acteurs des centres d’écrit, à la suite de fraudes constatées lors des examens du Bac II 2026. Les mesures vont jusqu’à l’annulation de l’examen, à la suspension pour cinq ans et à la fermeture temporaire d’un centre d’écrit. Dans un arrêté conjoint portant le numéro 108/2026/MEN/MD-ESR/OBAC, signé le 18 septembre 2026 à Lomé, le ministère de l’Éducation nationale et le ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont rendu publiques les sanctions prises après le conseil de discipline de l’Office du baccalauréat, réuni le 14 août 2026.
Trois candidats voient leur examen annulé
Pour des faits de fraude constatés pendant les épreuves du baccalauréat deuxième partie, session normale de juin 2026, trois candidats ont été sanctionnés. Au Lycée Nyivemé, à la suite d’une épreuve d’histoire-géographie, Azameti Abra Edwige, candidate de la série G1, a vu son examen du Bac II 2026 annulé. Elle avait été surprise dans la salle d’examen avec des documents dissimulés dans son rabat, contenant des informations relatives à l’épreuve en cours.
Deux autres candidats ont écopé, en plus de l’annulation de leur examen, d’une suspension d’une année scolaire (2026-2027). Il s’agit de Lawson Avla Téyi Giovanni, candidat de la série A4 au lycée GBODJOME, surpris avec un téléphone portable dissimulé dans son pantalon pendant l’épreuve d’anglais, et de Yerima Abdou-Chakou, candidat de la série D au CEG Agoè, pris en possession et en utilisation d’un téléphone portable durant l’épreuve de physique-chimie. Selon l’arrêté, ces deux candidats ne pourront se réinscrire au baccalauréat qu’à partir de la session 2028.
Cinq ans de suspension pour deux acteurs et sanction contre un centre
Les sanctions concernent également des acteurs impliqués dans une affaire de traitement frauduleux des copies du TBS, examen anticipé du Bac II, session 2026. Agbanator Kokou M., professeur d’anglais et chef du centre d’écrit IPG La Grâce de Dieu de Tabligbo, est suspendu pour cinq ans de toute activité du baccalauréat deuxième partie. L’arrêté lui reproche d’avoir été impliqué dans le traitement frauduleux des copies de TBS avec l’aide de Yakobi Gbatsakpo, informaticien. Ce dernier, recruté comme surveillant de salle à l’examen anticipé de TBS au même centre, est lui aussi suspendu pour cinq ans de toute activité du baccalauréat deuxième partie, pour avoir été impliqué dans le traitement frauduleux des copies, en complicité avec Agbanator Kokou M.
Le centre d’écrit IPG La Grâce de Dieu de Tabligbo est, pour sa part, suspendu de toute activité du baccalauréat deuxième partie. L’arrêté invoque le fait que le centre ne répond plus aux critères d’ouverture d’un centre d’écrit pour cet examen. L’Office du baccalauréat est chargé de l’application de ces mesures, lesquelles doivent être publiées au Journal officiel de la République togolaise.
WARAA



















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