La tension reste vive à Niamey, où des explosions et des tirs ont été entendus depuis la nuit de vendredi à samedi, notamment aux abords de l’aéroport et dans le centre-ville, près du palais présidentiel. Dans un bref communiqué publié à la mi-journée, le régime militaire au pouvoir a assuré « reprendre progressivement le contrôle » de la situation. Les autorités évoquent une insurrection menée par des soldats issus des rangs de l’armée, accusés d’avoir séquestré des militaires dans la base 101, située à proximité de l’aéroport, et d’avoir ouvert le feu sur certains sites sensibles de la capitale.
Dans l’après-midi, de nouveaux affrontements ont éclaté dans le secteur de cette base militaire. La garde présidentielle, déployée sur place depuis la veille, aurait tenté de forcer le portail principal de la base, provoquant une vive riposte des soldats mutins. Après plus de treize heures de face-à-face, la situation demeurait confuse. Retranchés dans la base 101, les présumés mutins ont diffusé sur les réseaux sociaux un message audio anonyme annonçant notamment la dissolution des institutions. Toutefois, les autorités nigériennes ne considèrent pas ces événements comme une tentative de coup d’État, mais plutôt comme un mouvement de contestation de militaires en rupture avec leur hiérarchie.
Alors que les casernes de Niamey seraient placées en état d’alerte maximale, les autorités appellent la population au calme et l’invitent à « vaquer librement à ses occupations ». À ce stade, l’identité précise des responsables des affrontements et le rapport de force entre les différents camps restent incertains.
WARAA



















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